Café accro

Étymologie du mot café
Le mot arabe « Cahouah » qui désignait cette boisson provenant de la province éthiopienne de Kaffa, se
transforma en « qahvè » en turc puis en « caffè » en italien ...et nous est revenu vers 1863 sous la forme de caoua
depuis une origine dialectale du Maghreb.
Le terme argotique de café "caoua" connut un grand succès
chez les soldats engagés en Algérie et s'est maintenu dans le langage familier en métropole.
Le terme français de « café » est apparu vers 1600 par emprunt
à l'italien, pour désigner le breuvage préparé avec des graines de l'arbre qu'Antoine de Jussieu appela « cafier »
en 1715 qui devint « caféier » en 18359, sur recommandation de l'Académie.
Origine du café en Éthiopie
Le caféier est probablement originaire d'Éthiopie, dans la province de Kaffa, mais la question n'est pas
absolument tranchée. Il y serait connu depuis la préhistoire et n'aurait été transféré qu'au VIe siècle, au Yémen,
dans l'Arabie heureuse, vers le port de Moka.
La légende la plus répandue veut qu'un berger d'Abyssinie (actuelle Éthiopie), Kaldi, ait remarqué l'effet
tonifiant de cet arbuste sur les chèvres qui en avaient consommé.
Une autre hypothèse soutient que ce berger, ayant accidentellement laissé choir une branche de cet arbuste sur
un poêle, aurait remarqué l'arôme délicieux qui s'en dégageait.
Zone d'origine du café
Sa culture se répand d'abord dans le Yémen, où sa popularité a très certainement profité de la prohibition de
l'alcool par l'islam.
Il est alors appelé K'hawah, qui signifie « revigorant ».
Les données archéologiques disponibles aujourd’hui suggèrent que le café n’aurait pas été domestiqué avant le XVe siècle : le processus
d'élaboration de la boisson, long et complexe, explique peut-être la découverte tardive des vertus des graines de
caféier, au premier abord peu attractives.
En 1685, Philippe Dufour, un marchand d'épices, écrivait « De tous les endroits du monde, je ne pense qu'il y en
ait d'autre qui produise autant de Café que le
Yemen...
Il croit dans des vastes Campagnes tirant vers le Midi, sans culture, et point du tout ailleurs.
Étant cueilli, on l'apporte à Moka, à Louyaya, et autres ports de mer, qui sont le long de la mer Rouge, où on
le charge sur de petites barques pour Djeddah...
Là on l'embarque, sur des Vaisseaux et sur des Galères, qui sont ordinairement destinées pour ce transport,
jusqu'à Suez, port de mer à la tête de la mer Rouge, éloigné du Caire d'environ vingt-deux lieuës, où l'on en
transporte toutes les années sur des chameaux.
Outre cela, il en vient ...par la Caravane qui retourne de Médine avec les Pelerins du Prophéte, qui en chargent
aussi quatre ou cinq mille [balles] sur des Chameaux pour porter à Damas et à Alep ».
Source Wikipédia
|